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Foodcrawl rue St-Jean

Dire que j’ai failli ne pas y aller. Mon chum a décliné ma proposition pour ce second Foodcrawl. Le premier Foodcrawl avait été plein de découvertes pour moi, j’envois donc un texto à ma chum Nancy, tout aussi épicurienne que moi, me disant que des fois que. Si ça ne marche pas, c’est pas plus grave que ça. C’est quand même un mercredi soir, c’est 100 piasses… Et puis Nancy me dit oui. Let’s go, on y va, ça va être agréable, la bouffe est bonne, on prend l’air, on découvre des nouveautés. Quelle belle soirée on a eu ! J’étais vraiment, profondément heureuse d’y être.

PREMIER ARRÊT : Les Trois Garçons

Mise en bouche de départ : on a droit à un accueil magnifique des organisateurs tous sourires et bing!, on se retrouve sans s’en rendre compte avec une belle St-Ambroise McAuslan IPA dorée pour moi et une noire pour Nancy.  Voilà, on nous a charmé dès le départ :

Notre breuvage est accompagné :
– d’un mini slider (pas si mini que ça, menoum) au porc effiloché, pas trop sauceux et très savoureux et
– d’un onion ring si gros que j’aurais pu le porter en bracelet toute la soirée (mautadine, ça aurait été super!)

Pratiquement un repas en soi…

Puis, les 3 groupes d’une trentaine de personnes chacun se séparent vers les 3 destinations suivantes :

DEUXIÈME ARRÊT : Chez Boulay

Dans un décore plus épuré, on nous sert une délicieuse soupe à l’oignon en « cappuccino » surmonté d’un espuma (yéééé!) et d’un croûton à l’Hercule de Charlevoix :

Ils ont réussi mieux que moi… Vous vous souvenez, mon espuma explosé sur le mur de mon salon?

Le vin blanc qui l’accompagnait m’a fait sourire : Cuvée Charlotte du Domaine Les Bromes. Petite pensée pour ma grande fille Charlotte. Le Domaine Les Bromes est l’un des vignobles les plus sérieux au Québec selon notre accompagnateur (et également membre organisateur du Foodcrawl), Rémy Charest, un homme très sympathique qui tient un blogue sur le vin, À chacun sa bouteille.

Mon ventre se plaint déjà. Ah! J’aurais donc dû jeûner à midi, au lieu de m’empiffrer de chocolat en cachette au bureau!

TROISIÈME ARRÊT : Le Patriarche

On change de décor, cette-fois un peu plus dans mes cordes : feutré, chic classique, riche, le tout dans un bâtiment ancestral. Plusieurs croyaient que cette institution était plus un attrape-touriste qu’un bon resto : détrompez-vous. Quelle agréable surprise, je dirais même la surprise de la soirée. Leur esprit me fait penser à la cuisine de La Tanière, ou encore celle du Laurie-Raphaël. On devine une recherche poussée sur l’accord des saveurs dans chaque met, et une exécution parfaite des techniques dont le niveau de difficulté est assez élevé. Leurs plats sont d’ailleurs toujours servis en trilogie du terroir. Ce soir, on nous a servi une entrée trilogie de saumon. Je n’ai eu le temps de prendre qu’une seule bouchée en photo, ma gourmandise me commandant d’attaquer les deux autres bouchées dont voici la description :

Première bouchée : Vous la voyez ci-contre en photo. C’est un creton de saumon sur croûton, surmonté d’un espuma de saumon fumé (re-yéééé!). Ça fondait dans la bouche.

Seconde bouchée : Attachez votre tuque avec de la broche. On nous a servi une terrine de saumon mi-cuit entouré d’une bisque de homard, d’encre de seiche (vous savez, quand la pieuvre a peur dans Nemo? Elle expulse un liquide noir? Oui, c’est ça!) et d’agar-agar, le tout couronné d’une tuile légèrement sucrée et à l’estragon. Wow. Exécution parfaite. Ça m’a tout de suite fait penser au damier d’asperges et bavarois que le compte Twitter de Zeste m’avait suggéré d’essayer quand je me suis targuée d’avoir réussi un soufflé de Sabrina Tutino. C’est une coche au dessus, sûrement un beau défi pour Francis Laplante de Tranchedepain.com… Je vais me contenter de maîtriser mon syphon avant de plonger dans ce niveau de difficulté.

Troisième bouchée : un pain de saumon coiffé d’une tranche de chorizo de sanglier.

Bye bye bouchées.

Nos bouchées étaient accompagnée d’un vin blanc si bon (ma chum Nancy ne cessait de me répéter « ça c’est en plein mon genre de vin! ») qu’on en a commandé un second verre. Il s’agit d’un chenin blanc d’Afrique du Sud, le Lammershoek cuvée 2010.

QUATRIÈME ARRÊT : Chez L’Autre

On bascule dans un magnifique décor tout blanc signé Nancy Ricard (Un Fauteuil Pour Deux) qui ne verra le jour que pendant à peine un peu plus d’un an, pour ensuite laisser sa place au projet Diamant de Robert Lepage. Tenez-vous le pour dit, et allez-y avant qu’il ne soit trop tard !

On nous a servi de l’onglet de boeuf (une nouveauté pour moi) macéré dans du vin rouge et des oignons, servi à point, et accompagné de fèves vertes et de frites. La texture ressemble un peu à celle de la bavette. Très fibreux mais très goûteux. J’ai tellement dévoré mon assiette que j’ai dû prendre une photo de l’assiette de mon voisin :

Me semble que j’avais pu faim, moi?

Le vin qui accompagnait cette assiette costaude, le chianti Peppoli, fut servi en généreuse quantité et accompagnait très bien notre plat. On nous a même donné un petit cadeau avant de partir, un sac à vin blanc que l’on peut remplir de glace :

Et je dois souligner le service. Les serveurs et le maître d’hôtel (une femme charmante) étaient tout sourire et heureux de nous servir, et ça se sentait. Ce fut vraiment agréable.

CINQUIÈME ARRÊT: Les Délices de l’Érable

C’est un petit musée-boutique pour les becs sucrés. J’y ai goûté un thé du Sri Lanka aromatisé à l’érable. Étonnamment, le thé n’était absolument pas sucré. On a également goûté à de délicieux biscuits, un type sablé et un autre plus moelleux et sucré, avec bien sûr des bonbons à l’érable et des bouchées de sucre d’érable. Houlala!

SIXIÈME ARRÊT : Paillard

Je sais pas pourquoi, c’est un nom qui évoque pour moi le chic parisien.

Bref, j’arrive un peu après mon groupe, et je prend le temps d’apprécier la belle ambiance qui y règne, vu de l’extérieur :

On aura droit à une dernière gâterie : un macaron. Je choisi évidement le citron, mon fruit préféré. Notre accompagnateur Rémy s’improvise barman pour l’occasion, et nous sert un délicieux vin de dessert, le Ratafia Vigneron du vignoble Guy Bussière à 17% d’alcool (ouch!). Vous pouvez d’ailleurs le commander à la maison d’importation de Rémy, Les Vieux Garçons. On a eu un excellent service, constatez :

Mais au fond, ce qui fait que le Foodcrawl est extraordinaire, par dessus tout, ce sont les gens. On y fait des rencontres extraordinaires (notre guide Rémy, Catherine, la jolie rousse de I’m Full Blog, monsieur Bernatchez et sa femme, le personnel de tous les restaurants), tout le monde a le sourire (on se fait gâter toute la soirée!), et les organisateurs sont teeeeellement smats! Merci à ces derniers : Francis Laplante, blogueur du site tranchedepain.com et instigateur du Foodcamp QuébecIsabelle Genest, Sylvie IsabelleStéphanie Léveillé et notre super guide du groupe C, Rémy Charest. Un merci spécial à mon calepin, j’ai pris des notes cette année. Avouez que j’aurais pu faire médecin : 

L’an prochain, arrêtez donc de branler dans l’manche : essayez au moins une fois, c’est une expérience en soi !

Et… Bon appétit !

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7 réflexions au sujet de « Foodcrawl rue St-Jean »

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